Aperçus de la conférence / Sur le terrain

Une lueur d’espoir pour l’une des régions les plus meurtries d’Afrique

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Harold Elletson s’entretient avec Hortense Kavuo Maliro, porte-étendard congolaise de la cause des personnes handicapées et une des plus remarquables éducatrices d’Afrique.

En août 2016, trois jours après une visite du Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, dans la province du Nord-Kivu au nord-est du pays, un groupe d’hommes armés dont certains sont vêtus en militaires, surgit des forêts autour de la ville de Beni, au pied des montagnes du Rwenzori, et mutilent au moins 64 personnes. Ce massacre fait partie des nombreuses attaques dont la ville fait l’objet depuis 2014, et qui ont causé la mort de plus de 700 personnes. À la suite de l’attaque de 2016, le Président a envoyé son Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, pour y rétablir l’ordre. Mais sa visite a plutôt exacerbé les violences, au cours desquelles un homme suspecté d’être un partisan des rebelles de l’ADF a été lapidé, puis brûlé vif.

Le bain de sang survenu à Beni a à peine été remarqué par la communauté internationale, alors focalisée sur ses propres inquiétudes, notamment l’élection présidentielle aux États-Unis et le choc du « Brexit » en Europe. L’attention alors accordée à Beni n’était le fait que de personnalités d’une perspicacité inhabituelle, telles que le Pape François, qui a qualifié de « honteux » le silence de l’Occident.

« J’ai une pensée pour les populations du Nord-Kivu, en RDC », a-t-il déclaré. « Elles ont récemment été victimes de sanglants massacres, perpétrés depuis quelque temps dans un silence honteux, sans que cela n’attire le moins du monde notre attention. Malheureusement, elles font partie des trop nombreuses victimes innocentes qui ne comptent pas pour l’opinion internationale. »

Récemment, en juin de cette année, une autre attaque a eu lieu et fait 25 victimes, morts et blessés compris. Une fois de plus, la communauté internationale s’est montrée peu intéressée. Dans un contexte aussi sombre, où le monde semble vouloir cacher son visage, il est difficile de trouver de la lumière. Cependant, une lueur d’espoir est portée par une femme d’exception, Hortense Kavuo Maliro.

Hortense est la fondatrice de « We are the World School », projet porté par l’Association pour l’Intégration Sociale des Handicapés Physiques (AISHP), une organisation à but non lucratif qui lutte contre la marginalisation des personnes handicapées et vulnérables.


Hortense (2e à gauch) et les autres femmes qui travaillent à la We are the World School

Il est presque impossible pour un étranger d’imaginer l’ampleur des défis rencontrés lorsqu’elle a commencé à militer pour le changement des attitudes vis-à-vis des personnes handicapées en RDC. Pour l’essentiel du quart de siècle passé, en Afrique, le pays est d’ailleurs l’un des plus violents, anarchiques et dévastés par la guerre. Née à Goma en 1979, Hortense est paralysée sous la taille du fait d’une poliomyélite contractée alors qu’elle était enfant.

« Je suis la quatrième fille d’une grande famille de 10 enfants », avoue-t-elle. « Je suis handicapée des deux jambes depuis mon enfance. J’ai grandi avec ce handicap, sachant que j’avais été une victime de la poliomyélite. Mais, quand j’ai grandi, ma grand-mère m’a confié que mon handicap était dû à une injection. J’étais malade et le médecin m’a administré une forte dose qui m’a paralysée. »

La vie était difficile pour les personnes handicapées au Kivu qui, tout comme le reste de la RDC, faisait partie de la République du Zaïre. C’était un État totalitaire au parti unique, dirigé par Mobutu Sese-Seko et son Mouvement Populaire de la Révolution. Plusieurs familles abandonnaient simplement leurs enfants souffrant de handicap ou de maladies paralysantes telles que la poliomyélite. Les personnes souffrant de ces maladies devaient ramper ou étaient souvent jetées dans la rue. Hortense a eu la chance d’avoir une famille différente.

« Le Bon Dieu m’a fait la grâce d’avoir de formidables parents, pour qui mon handicap n’était pas un problème. Ils ont très bien pris soin de moi. Ils m’ont pleinement intégrée à la société. Il n’existe aucune discrimination entre mes frères et moi. Nous sommes tous égaux. »

Son père était déterminé à lui assurer une autonomie en dépit de son handicap. Il n’a ménagé aucun effort pour l’aider à accepter sa condition et à gagner en autonomie dans sa propre prise en charge.

« Mon père n’a jamais voulu que je sois dépendante. Il a donné le meilleur de lui pour m’obtenir des équipements orthopédiques dédiés à ma mobilité. Il disait toujours : « Ma fille, je ne veux pas te voir dans un fauteuil roulant, car il faudrait que quelqu’un te pousse et cela n’est pas dans ton intérêt. » J’ai commencé à utiliser des attelles orthopédiques et des béquilles à l’âge de 3 ans. J’étais très petite, mais j’ai assez bien réussi à m’y faire.

« À mesure que je grandissais, mon père m’obtenait de nouveaux équipements auprès du centre pour handicapés de Goma, et ce jusqu’en 2001. Je suis l’une des rares personnes handicapées qui pouvaient changer ses attelles orthopédiques deux fois l’an, car mon père avait les moyens requis. Il a travaillé pour diverses grandes entreprises. »

Hortense a également eu de la chance dans son parcours éducatif.

« J’ai aussi eu la chance de fréquenter quelques grandes écoles de Goma. Après mon diplôme national secondaire en économie et administration, obtenu grâce à Mme Lyn Lusi, alors Directrice des programmes chez HEAL AFRICA, j’ai reçu une bourse pour étudier à l’Université nationale du Rwanda à Butare (Huye). J’y ai obtenu une Licence en économie monetaire et bancaire. »

Peut-être sous l’influence de son père, elle n’a jamais laissé son handicap l’empêcher de donner le meilleur d’elle. Au contraire, son handicap est devenu, à plusieurs égards, le catalyseur d’une vie marquée de grandes réalisations et caractérisée par sa capacité à surmonter sans cesse des obstacles apparemment insurmontables.

« Je suis une fille ambitieuse et combative », dit-elle. « J’ai toujours voulu “m’affranchir de mon père” et faire la différence. Dans ma vie, mon handicap n’a pas été un frein ou un blocus de quelque façon à quelque niveau. J’ai été conseillère au service particulier du Ministre des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale. J’ai travaillé dans des camps du HCR destinés aux réfugiés internes, ainsi qu’à Heal Africa, à DGDA, à Sauti ya mama Mukongomani… J’ai même été candidate à l’élection législative de 2011 pour intégrer l’Assemblée nationale. J’ai fondé l’AISHP. Je suis l’actuelle promotrice de We Are The World School. Je participe souvent aux activités liées à la résolution de conflits et au rétablissement d’une paix durable dans la région des Grands Lacs. J’ai participé à plusieurs conférences organisées par eLearning Africa, etc. Toutes ces activités permettent d’apprécier les limites des autres et prouver à tous qu’en dépit du handicap, l’on peut faire de grandes choses, parce que la volonté est la première étape de la réalisation effective.

Le petit Patrick KAMBALE LUT et Hortense Kavuo Maliro, toujours souriante

« Ceux qui considèrent le handicap comme un problème doivent changer leur système de pensée. J’aime montrer l’exemple, être un modèle. Je déteste les pensées négatives. J’aime vivre au quotidien en acceptant ma situation. Les personnes handicapées doivent comprendre que la vie est un combat ; elles ne peuvent croiser les bras et attendre, mais, elles aussi, doivent fournir un effort pour s’intégrer à la société où elles peuvent vivre pleinement et contribuer au développement de la RDC. »

Au cœur des activités d’Hortense, l’AISHP contribue à changer les perceptions et la vie des personnes handicapées en RDC. En tant qu’organisation à but non lucratif, elle ambitionne de fournir des solutions pratiques aux divers problèmes rencontrés par des personnes handicapées en RDC.

« Dans mon pays, les personnes handicapées sont marginalisées, la majorité n’est pas scolarisée et traîne dans les rues, à mener une misérable vie de mendicité. C’est pour défendre leurs droits et militer en faveur de l’égalité que j’ai fondé l’AISHP en 2003.

« Depuis la création de l’AISHP, 1 084 personnes handicapées ont bénéficié d’un soutien pour leurs études et 28 sont diplômées d’université. Parmi ces 28, seuls 8 individus ont trouvé un emploi à ce jour. Toujours sans emploi, les autres espèrent un jour trouver du travail, même si la vie est toujours précaire pour la majorité des Congolais. »

L’incapacité à garantir l’accès à l’éducation est l’un des défis majeurs auxquels les personnes handicapées sont confrontées en RDC. C’est pour cette raison qu’Hortense a décidé de placer l’éducation au cœur des activités de l’AISHP et de créer « We Are The World School » en 2014. Avec l’appui de la fondation caritative allemande Sternenstaub, l’école forme les enfants handicapés et non handicapés issus de familles pauvres.

« Dans l’optique d’accomplir ma vision, notamment participer au développement de la RDC, une école moderne et inclusive a été bâtie dans la communauté de Bungulu de la ville de Beni, dans le district de Mabango. Le projet a bénéficié du financement de la Fondation Sternenstaub. Pour se développer, la RDC a besoin de véritables experts et patriotes ; pour ce faire, il est vital d’investir dans l’éducation des enfants et des victimes. Plus encore, il importe de combattre l’analphabétisme et le phénomène des enfants soldats dans cette région meurtrie par la guerre qui s’éternise, et de donner à tous ces enfants la chance d’aller à l’école. En effet, la place d’un enfant n’est pas dans la forêt à tenir une Kalashnikov.

« We Are The World School est une école de type humanitaire. Elle a ouvert ses portes en septembre 2014. Entre 2014 et 2019, We Are The World School a déjà pris en charge au total 932 enfants vulnérables (déplacés internes, orphelins, handicapés, etc.) âgés de 5 à 16 ans. Normalement, l’enfant termine son cycle primaire à 12 ans, mais nous en avons de plus de 12 ans, à qui nous offrons en plus l’opportunité d’échapper à un mariage précoce. »

En plus de contribuer à éduquer 932 enfants vulnérables, l’école a commencé aussi à changer des attitudes. Les parents acceptent de plus en plus de scolariser aussi des filles. Comme l’affirme Hortense, « Ils doivent donner aux filles une chance de réfuter les idées rétrogrades selon lesquelles seuls des garçons doivent faire des études, tandis que les filles sont vouées au mariage… » Il existe désormais ce qu’elle appelle une « cohabitation pacifique et une solidarité entre parents et élèves » et plusieurs filles, initialement contraintes au mariage précoce, « vont fièrement à l’école ».

Beni se trouve dans une supposée « zone rouge », où troupes nationales et rebelles s’affrontent. Mais Hortense est sûre que l’école a sauvé plusieurs enfants non seulement de la délinquance, mais aussi de l’enrôlement en tant qu’enfants soldats.

Par ailleurs, elle est convaincue que, grâce à l’école, un nouvel horizon s’est ouvert pour la région toute entière. « L’espoir renaît chez les parents, qui voient se concrétiser les rêves de leurs enfants, après cinq années passées ici. »

Certes, l’école fait face à des difficultés continues. La situation à l’est de la RDC préoccupe en permanence ; du fait d’attaques et de combats sporadiques, plusieurs familles n’ont pas pu s’occuper leurs terres. Cette situation affecte plusieurs écoles de la région, car les enfants viennent à l’école le ventre vide et, dans plusieurs localités, l’année scolaire commence avec du retard. « Incapables de se rendre dans leurs plantations, les parents ne peuvent nourrir leurs enfants », affirme Hortense. En pareilles circonstances, ce n’est pas si surprenant qu’elle considère son école comme étant « vulnérable ».

La situation sécuritaire de la région est loin d’être la seule menace à laquelle l’école est exposée et, probablement, elle n’est pas la plus grave. Le Nord-Kivu a récemment été le théâtre d’une nouvelle crise dévastatrice due à plusieurs épidémies d’EBOLA. Entre le 20 mai et le 10 juin, 10 % des 664 districts de santé de la région ont signalé de nouveaux cas et un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié Beni de « point chaud ». Néanmoins, Hortense a la conviction que les parents et élèves de l’école sont bien préparés et « comprennent le bien-fondé de la lutte contre le virus EBOLA, officiellement déclaré présent à Beni depuis 2018. »

Comme si toutes ces menaces existentielles ne suffisaient pas, l’école connaît divers autres défis, dont la plupart sont liés au manque de fonds et autres besoins pressants. L’on peut citer les salaires du personnel, le matériel de bureau, l’assistance médicale, l’eau potable, la formation des enseignants et le manque d’installations de loisirs (« la construction d’une aire de jeu et d’un grand théâtre aiderait à dé-traumatiser les enfants vis-à-vis des horreurs de la guerre dans cette région, dont ils sont victimes. »).

L’introduction de nouvelles technologies est aussi vitale pour l’acquisition par les enfants de compétences nécessaires pour survivre et prospérer en ces temps modernes ou, comme l’espère Hortense, devenir les futurs dirigeants de la RDC.

« Nous sommes en train d’introduire progressivement les technologies à l’école. L’école compte une douzaine d’ordinateurs portables et 30 tablettes. Toutes les autres nouvelles technologies sont les bienvenues. De plus, c’est le moyen idéal pour l’école de se projeter dans l’avenir. »

E dépit de toutes ces difficultés auxquelles son école, son pays et elle-même sont confrontés, Hortense reste optimiste. C’est sans doute dû aux réalisations antérieures malgré des obstacles insurmontables en apparence.

« J’espère qu’avant ma mort, je réaliserai mon rêve de participer à la construction d’un meilleur Congo et que mon pays, au cœur d’une Afrique forte de son potentiel, pourrait s’ouvrir aux autres pays africains. Une telle collaboration contribuerait ainsi au développement de la RDC et de l’Afrique. »

Et elle a la ferme conviction que les personnes handicapées, qui ont longtemps été ignorées, joueront un rôle prépondérant dans la concrétisation de ce rêve.

« Pour l’Afrique, les personnes handicapées doivent être partie intégrante à la réalisation de la Vision 2063. »

Définie dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine, cette vision est celle d’un « continent transformé ». Une chose est sûre : à en croire Hortense, la transformation de l’Afrique ne sera effective que si les personnes handicapées et marginalisées sont placées au cœur de la société africaine.

Hortense Kavuo Maliro fait partie des intervenants de premier plan à la Conférence « eLearning Africa » de cette année, prévue à Abidjan, en Côte d’Ivoire, du 23 au 25 octobre. Pour consulter les détails complets, consultez le site Web de la conférence – www.elearning-africa.com ou contactez l’équipe de presse eLA à l’adresse press@icwe.net

Plus d’informations sur We Are The World School sont disponibles à l’adresse : www.wearetheworldschool.com. Le site Web présente aussi des informations sur les moyens de soutenir l’école et ses activités.



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17 Commentaires

  1. c’est tres encourageant. bcp De courage plus plus

  2. Calvin MALIRO dit:

    Bonjour da Hortense, j’ai suffisamment lu votre entretien ( une semaine durant) avec HOROLD ELLESTSON centré sur la situation de Beni.
    Selon ma compréhension j’ai émis 2 analyses :
    – L’historique de la guerre de Beni (Adf) à partir du moment où WATW a commencé ses activités ici jusqu’aujourd’hui. A celà s’ajoutent la criminalité urbaine et les attaques des mai mai qui, malheureusement se produisent quand les FARDC prennent le dessus sur les présumés Adf dans la profondeur de Mayangose. Ceci laisse à croire que ces jeunes égarés jouent le jeu de l’ennemi dans cette région. Cette situation n’épargne pas les activités scolaires à tous les niveaux càd maternelle, primaire, secondaire, universitaire et/ou supérieur. Vivant de l’agriculture et du commerce souvent ambulatoire, les parents ne savent plus comment scolariser leurs enfants.
    – La marginalisation des PVH, d’abord courage pour cette lutte mais la plupart des personnes handicapées se sous-estiment et pensent que être de cet état c’est aussi synonyme d’être parasites. Pour elles ceux dont elles ont besoin doit obligatoirement être donné et ne se soucient même des formations entrepreneuriales juste pour attendre une aide.

    Voilà pourquoi, tout en vous encouragant j’aurais souhaité qu’à chaque fois vous revenez d’une formation internationale, régionale comme provinciale,… ne manquez pas à restituer jusqu’au niveau de la base pour permettre à ceux qui sont ici à pied il faut danser pour s’épanouir. Aussi plaider pour que notre Beni recouvre sa sécurité, je suis sûr et convaincu que même avec les lobbying la paix est certaine. Mais aussi voir ce que deviendront les victimes de massacres, criminalité urbaine, Ebola,… càd le plaidoyer allant dans le sens de prise en charge serait souhaitable.

    Merci et courage

  3. Liévin MPARANYI dit:

    Honorable, je n’ai jamais douté de tes capacités entreprenariales. Tu en as fait la preuve avec la création de ” We are the World School ” que tu gères avec brio. Tu es une véritable nationaliste car tu oeuvres pour l’ intérêt des desoeuvrés et des enfants vivant avec handicap. Je suis très fier de la façon dont tu as fait l’analyse de certains faits historiques par rapport à la situation sécuritaire qui prévaut dans la partie Est de notre pays. À te lire on sent la révolte et en même temps le sentiment de réveil patriotique. Personnellement, je t’encourage à continuer sur la même lancée.
    Encore une fois merci.
    Liévin MPARANYI

  4. Mumbere kisimbi jolisco dit:

    Oui. Je l’affirme encore. Madame Hortense est une femme exceptionnelle. Je suis l’un de personnes handicapées qui ont été soutenus par madame Hortense. Grace à elle j’ai obtenu mon grade en comptabilité à l’Isc Goma. C’est encore grace à elle que je poursuis ma licence en comptabilité à l’Isc Beni. Plein succès à Madame Hortense.

  5. Mumbere kisimbi jolisco dit:

    Oui, une femme exceptionnelle c’est aussi Madame Hortense. vous avez tant plaidé la cause des personnes vulnérables et vous avez scolarisé plusieurs personnes handicapées. Je l’affirme car moi même j’ai bénéficié de votre appui. C’est grace à vous que j’ai obtenu mon grade en comptabilité à l’ISC Goma. C’est grace à vous que je poursuis ma licence à l’ISC Béni. Madame vous êtes forte. je demande à tous ceux qui Ont la bonne foi de vous prêter main forte dans tout ce que vous entreprenez pour la cause de ceux qui sont faible.

  6. Serge Bahwere dit:

    Cher maman.je crois que vous allez réaliser vos rêves. Car vous êtes une femme forte. Une chose est vraie c’est quand vous vous décidés de faire quelque chose vous les faites. J’ai toujours suivi votre modèle dans ce que je projette.

  7. Martine Ngalula dit:

    Bonjour la grande dame Hortense et félicitation pour ta grande capacité d’entreprendre et surtout la valorisation de la personne avec faible mobilité .Bravo et que le Tout Puissant te soutienne dans tes entreprises

  8. Jean Claude KASOMO dit:

    Très fier de toi Hortense car tu ne baisses jamais les bras surtout que ton handicap physique n’a pas eu raison de tes capacités intellectuelles.Aujourd’hui,la société congolaise change de comportement en voyant tout ce que tu fais pour les vulnérables en général et les personnes vivant avec handicap en particulier.Continues à porter haut le flambeau de la lutte pour la promotion des personnes vulnérables.

  9. Bwale godlove dit:

    Vraiment tout ce que Mme Hortense a dit est vrai, j’ai été a ses côtés quand elle lutte pour le changement de ce pays en 2011,je me rappelle qu’elle n’a pas vu son handicap,sans voiture mais sur les motos elle a visiter tout les centres électoral pour encadrer des témoins, malgré que cela n’a pas donné un bon résultat elle n’a pas baissé les bras,elle a commencé a réfléchir comment aidé les enfants vivant avec andicap j’étais parmis les gens qui l’a décourager de n’est pas investir dans une zone rouge comme béni,mais comme femme Forte et décisive elle m’a dit laisse moi y aller et aidé la population de béni,ici a goma nous avons beaucoup d’écoles moderne,mais sont rares ceux qui peuvent penser a beni. Et je la trouve toujours entré de réfléchir comment donner encore beaucoup plus que celà,alors elle ne vois pas son état physique, elle voyage beaucoup, toujours dans un seul but qui n’ pas de son intérêt personnel mais de tous. Ça fait maintenant cinq ans qu’elle roule avec la même voiture,au moment les autres femmes se plonge sur de site pour chercher des voitures de Luxe,mais elle,elle se dit d’abord la population vulnérables,et les enfants vivant avec handicap.felicitation Mme Hortense et courage.

  10. Kelvin Nsabumuremyi dit:

    Chère Mme Hortense,
    Je suis sûr que tu pourras réaliser tes reves car tu es dans la vraie où la plus part des perssonnes handicapées ont dejà bénéficié ton soutien. Grace à toi, les congolais ont decouvert que les personnes vivant avec l’handicap sont des personnes qui peuvent aussi contribuer au developpement de la nation, la reconstruction du pays en assument des hautes fonctions dans l’administration des institutions publiques ou privées. Je me rappelle bien vers la fin 2007 et debut 2008 AISHIP a contribué à la rélocalisation des IDPs du lac vert vers le site/camp de Bulengo, Buhimba sans oublier la relocalisation de ces même catégories de personnes de Kibumba vers kibati qui ont été forcé d’abondonné leurs biens, leurs maisons par les differents conflits/guerres. Tu étais et tu dirigeais l’operation en s’assurant que tout se passe dans la dognité et securité. Tes capacités ont démontré que les personnes handicapées ne doivent pas etre jettée dans la rue comme les gens pensaient ou faisaient au paravant mais qu’ils sont à mesure d’assister les personnes en besoin, contribuer a l’amelioration de la vie social, economique,…. et à la protection de l’environnement. Actuellement les gens sont convaincus que les handicapés peuvent étudier comme les autres, peuvent faire la politique, peuvent contribuer à la resolution des conflits, peuvent avoir des ateliers…. Je me rappelle encore quand nous étions etudiant, tu avais toujours des bons resultats voir meme passé à la première session et tu expliquais les autres pendant les etudes de revision de notes. En effet, je voudrais dire que le travail de sensibiliser, de lutter contre la segmatisation des personnes vivant avec handicap et les assistances apportéed dans le cadre de la promotion de ces personnes vivant avec handicap fait de toi une femme exceptionnelle, courageuse et irreprochable.
    Au Nord-Kivu nous sommes reconnaisants du travail abattu et du combat mené en sortant victorieuse. Tout le monde chante de toi pour les differents projets communautaires implimentés non seulement en faveur des personnes en besoin specifiques mais egalement en faveur des personnes des bonnes conditions physiques et mentales dans le cadre du developpement pour nous tous.

  11. Alain Burongu dit:

    C’est tres encourageant ce que vous faites comme travail Mme Hortense, j’ai eu le temps de travailler a vos cotes et je sais que vous etes une battante… je vous souhaite plein success dans cette initiative… beaucoup de courage

  12. Bienfait KASENGA dit:

    Bienfait KASENGA
    Quand elle décide de faire, elle fait et ne recule jamais quels que soient les problèmes – Vas y

  13. Hortense pour l amour de l’humanitè

  14. Jean de Dieu Ndivito dit:

    Madame Hortense Kavuo Maliro est une femme dynamique car elle contribue énormément à l´éducation des enfants vulnérables handicapés, déplacés de guerre de la République Démocratique du Congo en général et du Nord-Kivu en particulier.
    Les Personnes de bonne volonté devraient l´accompagner dans ces actions afin que les objectifs poursuis par elle à travers son Organisation Non Gouvernementale de Développement soient atteints.

    • Cher Jean de Dieu, nous sommes tout à fait d’accord avec vous ; Hortense est une personne expectionnelle, forte, qui travaille avec tout son coeur pour l’avenir des tant d’enfants et de jeunes. Nous lui souhaitons le mieux !

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