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Meilleurs vœux aux adeptes du eLearning en Afrique

La bonne nouvelle, c’est que la date limite de l’appel à propositions pour eLearning Africa 2012 a été fixée au vendredi 9 janvier 2012, ce qui laisse encore du temps pour d’éventuelles candidatures en vue de la présentation d’un exposé, l’hébergement d’un atelier, une démonstration ou la présentation de produits et services dans le cadre de l’exposition associée. La conférence se déroulera du 23 au 25 mai 2012 à Cotonou, au Bénin, un pays qui réalise actuellement de nombreuses améliorations en termes d’infrastructure TIC, de fourniture de services et d’éducation. Notre lettre d’information de fin d’année passe en revue les développements en matière d’eLearning dans tout le continent et fournit un aperçu des problèmes les plus souvent mentionnés ces derniers temps : Depuis l’entreprenariat rural jusqu’à l’éducation et au développement durable, qui sera justement le thème d’eLearning Africa 2012.

Beaucoup reste à faire pour amener l’infrastructure du continent africain à la pointe du progrès mais depuis Le Cap jusqu’au Caire, des initiatives de base ont été engagées pour améliorer la vie des personnes et elles montrent que les Africains ont tout ce qu’il faut pour aborder l’âge des TIC et mettre en place des organisations saines et efficaces dans les entreprises du 21ème siècle. Notre synthèse de fin d’année porte sur des projets qui s’étendent à l’ensemble du continent africain. En Ouganda, les télécentres ruraux sont en train d’évoluer pour se transformer en relais assurant des services complets dans lesquels les agriculteurs peuvent proposer leurs produits à un marché étendu, à travers un réseau sms en pleine expansion. Il s’agit là d’une stratégie pratique, compte tenu du fait qu’un nombre croissant de personnes a davantage accès à la technologie de la téléphonie mobile qu’aux ordinateurs.

Le projet OLPC (One Laptop Per Child) a été considéré comme un moyen d’aborder ce déséquilibre. Ce projet a reçu des critiques élogieuses dans la presse internationale mais d’autres experts ont trouvé qu’il ne fournit pas des conditions idéales pour l’apprentissage. Le chercheur David Hollow, spécialiste du développement en matière de TIC, a effectué des études portant sur un certain nombre d’écoles en Ethiopie et a constaté qu’équiper chaque enfant d’un ordinateur portable n’est pas un projet tenable et constitue un pansement très onéreux pour le blessé qu’est le système éducatif du pays. Il a présenté un rapport complet et captivant lors de notre conférence sœur, ONLINE EDUCA BERLIN le 2 décembre. La question de savoir comment contourner le facteur coût est pertinente pour les administrateurs, donateurs, fournisseurs de services et éducateurs à l’échelle du continent.

En Afrique occidentale, l’organisation SPED, basée à Lagos (au Nigéria), qui agit pour la promotion de l’éducation et du développement, s’attache à trouver des solutions pour améliorer l’enseignement numérique dans les communautés appauvries. Les membres de cette société tirent leurs connaissances de l’expérience des autres mais reconnaissent qu’adopter des recettes « toutes faites » qui ont fonctionné dans des climats socio-économiques et dans des contextes différents et espérer que tout aille pour le mieux ne semble pas réaliste pour aller vers le progrès. Dans tous les cas, les expériences des autres doivent être adaptées aux besoins locaux. Okafor Tochukwu Patrick, directeur général de l’organisation SPED, a parlé à eLA de la façon dont l’organisation cherche à s’affranchir des barrières structurelles et idéologiques pour améliorer la qualité de l’éducation pour les enfants du Nigéria.

Même si l’Afrique inverse la vapeur en utilisant les TIC dans tous les secteurs, la bonne nouvelle est que ce status quo ne durera pas. A Durban, ville d’Afrique du Sud désignée pour accueillir la 17ème Conférence des Parties (COP17) dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur les Changements Climatiques (UNFCCC), la 7ème session de la Conférence des Parties tenant lieu de Rencontre des Parties (CMP7) au Protocole de Kyoto, s’est terminée dimanche 11 décembre. A cette occasion, des représentants de 193 nations et de nombreux activistes de l’environnement, ONG et autres parties intéressées se sont rencontrés pour affiner les méthodes qui permettront de stopper le changement climatique et d’administrer un « Fonds Vert pour le Climat » afin de faire avancer la question de la responsabilité dans un monde où les pays développés ont largement contribué à la catastrophe climatique globale grandissante qui affecte déjà la vie des personnes ordinaires dans les pays en développement. L’un des nombreux résultats de la rencontre, qui s’est prolongée sur deux semaines, a été la mise au point d’une plate-forme basée sur le web, permettant aux personnes intéressées de partager leurs connaissances en matière de problèmes climatiques affectant le développement durable. Cette question rejoint directement notre prochaine conférence eLA 2012 dont le thème sera « Education et durabilité ». Il s’agit donc certainement d’un aspect à surveiller dans les prochains mois et les prochaines années.

eLearning Africa est le lieu approprié pour discuter de ces différents problèmes. Tandis que notre lettre d’information vous tiendra informés et à jour sur les activités d’eLearning à travers le continent africain, Cotonou sera un lieu incontournable en mai prochain, lorsque des experts du gouvernement, des entreprises et du secteur de l’éducation se retrouveront pendant trois jours pour des débats animés, des ateliers, et des démonstrations et expositions passionnantes concernant tout ce que vous avez besoin de savoir sur l’eLearning au service du développement durable en Afrique. N’oubliez pas de soumettre votre proposition avant le vendredi 9 janvier 2012 et notez bien la date d’eLearning Africa 2012 dans vos agendas !

 

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