Sur le terrain

L’Ouganda est leader en eLearning depuis 2005 ; et ce dans plus de 750 écoles secondaires !

L’Ouganda a un secret. Le pays accueille sur son territoire l’une des plus grandes réalisations Africaines dans le domaine du eLearning, une innovation touchant tout à la fois les écoles urbaines et rurales. Dès 2005, le ministère de l’Education et des Sports a décidé de chapeauter un premier déploiement des sciences informatiques, de logiciels mathématiques et de laboratoires virtuels dans 10 écoles publiques secondaires. Après avoir finalement équipé 250 écoles, le ministère s’est associé à la Commission des communications de l’Ouganda (UCC), et le logiciel en question est aujourd’hui en place dans plus de 750 écoles secondaires, et ce sur l’ensemble du territoire Ougandais.

Tandis que de nombreux projets de formation en ligne ont fourni, en 2005, ordinateurs, logiciels de traitement de texte et contenus génériques, l’Ouganda a pris les devants et mis en place trois mesures supplémentaires.

Le pays est resté dans un premier temps concentré sur un sujet, sélectionnant certains thèmes bien précis : les sciences (physique, chimie, biologie) et les mathématiques, partant du niveau de base. Le logiciel proposait non seulement des images et animations en 2D et 3D, mais il s’alignait également entièrement sur le programme éducatif national, en se basant sur des exemples et protagonistes locaux, ce qui permettait de faciliter la tâche des enseignants et la compréhension des élèves. Le visuel, l’interaction et l’audition ont ainsi permis d’activer parallèlement la vue, l’ouïe et le toucher, ce qui eut pour résultat de faciliter la compréhension et mémorisation de concepts scientifiques abstraits.

Dans un second temps, le ministère de l’Education et des Sports s’est aperçu que chaque école avait très longtemps prodigué un enseignement singulier, et que pour permettre des changements dans des établissements aux enseignements distincts, il était obligatoire de travailler sur le long terme en étroite collaboration avec ceux-ci et les enseignants. Les directeurs d’école ont ainsi été sensibilisés, les enseignants formés, un «super enseignant», plus intensément formé, a été désigné dans chaque établissement, les étudiants furent avertis, des clubs de logiciels ont été mis en place pour les étudiants, le matériel fut pris en charge ; et les écoles ont régulièrement été inspectées afin d’approfondir la formation, de soutenir et encourager les changements d’habitude.

Le suivi et l’évaluation étaient continus, jaugeant les résultats et l’impact des changements, cherchant la recherche de corrélations, en vue de trouver la « fusion » adéquate et permettre une mise en œuvre optimale.

Les principaux défis rencontrés dans le pays sont les salles de classe surchargées, les petits écrans d’ordinateur, l’alimentation électrique, les problèmes liés au matériel informatique, l’appréhension des enseignants et de l’administration des écoles…et, plus simplement, le simple accès facile au matériel informatique et aux logiciels. Les meilleurs initiateurs de ces changements restent les étudiants, qui en plus de se passionner pour les ordinateurs, s’intéressent dans le même élan également pour les sciences.

Il a été observé que, lorsque la « fusion » plus haut citée était adéquate, les taux d’échec avaient été réduits de moitié en un seul trimestre, de larges progrès ont été constatés dans des districts n’en n’ayant jamais connu auparavant, les performances moyennes des étudiants ont largement progressé, les élèves étaient enthousiasmés par les sciences et les mathématiques ; certains enseignants comprenaient et maîtrisaient en outre des concepts plus complexes et tendaient par là même à s’améliorer plus encore.

Le but avoué de tous ces efforts, et de la mise en avant des sciences et des mathématiques, est de favoriser de nombreuses vocations professionnelles à caractère scientifique (médecins, architectes, ingénieurs, professeurs de sciences, chercheurs en sciences et technologie, etc.), en vue de former par la base la main-d’œuvre scientifique nécessaire au développement du pays.

Il a été conclu qu’il n’existe actuellement aucun raccourci aussi efficace que l’apprentissage en ligne pour atteindre les résultats espérés. Tout comme vous pouvez trouver des écoles performantes, vous pourrez toujours trouver des établissements qui ne parviennent pas à s’en sortir, que ce soit en raison de difficultés financières persistantes, de mauvaise gestion, ou encore de problèmes matériels et d’alimentation électrique. L’Ouganda démontre qu’en réalisant des efforts soutenus et adaptés, l’intérêt pour les études peut s’accroître et les résultats scolaires s’ensuivre.

Depuis 2012, la Commission des communications de l’Ouganda (UCC) s’est jointe au ministère de l’Education et des Sports. L’UCC a pour mission de fournir des ordinateurs à toutes les écoles secondaires du pays. En 2012, elle a également commencé à soutenir le déploiement du logiciel dans ces mêmes établissements, ce qui a permis de faire grimper le nombre d’écoles dotées du logiciel à plus de 750. La mise à disposition de matériel informatique a considérablement élargi l’accès à celui-ci.

Le logiciel en question se nomme « Digital Science and Virtual Lab » (Science Digitale et Laboratoire Virtuel). Science Digitale se concentre sur l’enseignement tandis que le Laboratoire Virtuel permet des travaux pratiques en laboratoire pouvant être suivis étape par étape sur ordinateur, avec réactions virtuelles et résultats. Les travaux pratiques peuvent être réalisées sans interruption ni frais supplémentaires.

Cyber School Technology Solutions Ltd  a sensibilisé les écoles, leur a fourni une formation et un soutien par le biais de services de contrôle et d’évaluation, mobilisés sur l’ensemble du pays.

Comme un professeur d’une école ayant opté pour le eLearning le faisait récemment remarquer :

« Nous avons été très agréablement surpris par la nette amélioration des résultats dans les domaines scientifiques ! »

Un professeur principal de l’école secondaire Katooke, du District de Kyenjojo.

 

Le Ministère de l’Education et des Sports a présenté cette initiative le 28 mai dernier dans le cadre de la Conférence eLearning Africa 2014

Cyber School Technology Solutions Ltd a répondu aux nombreuses questions posées et a dévoilé les détails de son logiciel dans la zone d’exposition de la Conférence.

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